vente d'art africain, d'artisanat marocain. Beaucoup d'objets issus de l'art africain et l'artisanat marocain.

Archive pour la catégorie ‘Artisanat africain’

fév
22

L’ethnie Sénoufo

Sab
lethnie-senoufo

chaise-a-palabre-senoufoBonjour !

Ajourd’hui je choisi de faire un petit clin d’oeil à l’ethnie Sénoufo :)

Le pays Sénoufo s’étend sur trois états : la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Mali. L’ethnie Sénoufo compte environ 1.500.000 individus répartis en plus d’une trentaine de sous-groupes. Chaque sous-groupe possède ses caractères propres mais ils sont tous liés par quelques traits culturels caractéristiques qui font l’unité des Sénoufos : la langue, les patronymes, l’organisation sociale et religieuse.

Les Sénoufos vivent dans des villages isolés n’entretenant de relations qu’avec leurs voisins immédiats. Ces villages forment autant de terroirs autonomes et indépendants sans pouvoir hiérarchisé ou centralisé. C’est une société lignagère, l’autorité à l’intérieur du clan revient au patriarche.
Le chef de terre est un descendant du lignage fondateur du village, il est gardien et dépositaire du fétiche du village. Ses prérogatives s’exercent dans le domaine foncier et plus généralement à tout ce qui touche à la terre. Mais malgré ses prérogatives importantes ce n’est pas un chef politique.

Au sein d’une famille, l’ainé exerce une ascendance morale et spirituelle sur les autres membres. C’est lui qui préside le collège des sages (les anciens), qui protège le fétiche familial et veille aux rituels qui lui sont dus. Il organise par ailleurs les travaux agricoles collectifs et il représente la famille à l’extérieur.

Le pays Sénoufo bénéficie d’un climat et de sols très favorables à l’agriculture. On y cultive mil, maïs, haricot, fonio, pois de terre, patate douce, igname, arachide, sésame, tabac, coton, et riz dans les bas-fonds… L’arboriculture fruitière y est également très développée avec de vastes vergers de manguiers, orangers, papayers, citronniers et bananiers.

Jadis, la chasse était la deuxième grande activité économique des Sénoufos. Ils avaient la réputation d’être de redoutables chasseurs d’éléphants. Hélas, aujourd’hui, il ne reste que le petit gibier: lièvre, perdrix, canard sauvage, singe, …

Quand on parcourt le pays Sénoufo en saison sèche, on peut voir, à proximité des villages, des taches vertes sombres qui dominent la brousse jaunâtre ; ce sont les Bois Sacrés, restes de la forêt primordiale, lieux préservés, lieux réservés au Poro.
Le Poro est une société secrète, hiérarchisée en classe d’âge qui gère les connaissances traditionnelles. Sous la conduite des anciens initiés, l’enseignement à « l’université sénoufo » est long et astreignant. Après trois cycles de sept ans, il accède lui aussi au statut d’initié. Pendant toutes ces années, il apprend les lois secrètes des génies qui dominent les hommes
Mais l’initiation au Poro comprend également un enseignement plus matériel ; calendrier des travaux agricoles, techniques artisanales diverses…

Voici un exemple d’objet réliasé en bois sacré : la chaise à palabre Sénoufo !

déc
22

Les règles du jeu d’awalé

Sab
les-regles-du-jeu-dawale

Jeu d'awalé africain

Jeu d'awalé africain

Les règles de l’Awalé sont simples et le jeu est vraiment très facile à apprendre. Par contre, les stratégies à mettre en œuvre pour vaincre sont redoutables !
Les règles varient d’une région à l’autre, et parfois même d’un village à l’autre…
Si les règles de l’Awalé sont très diverses, et c’est ce qui fait l’intérêt incontestable de ce jeu, voici les règles de l’Awalé communes :

Règle 1 : But du jeu
Le but du jeu est de s’emparer d’un maximum de graines. Le joueur qui a le plus de graines à la fin de la partie l’emporte.

Règle 2 : Le terrain de jeu
Le terrain de jeu est divisé en deux territoires de 6 trous chacun. Au départ dans les douze trous sont réparties 48 graines (4 par trou).

Règle 3 : Le tour de jeu.
Chaque joueur joue à tour de rôle, celui qui joue en premier est tiré au hasard. Le joueur va prendre l’ensemble des graines présentes dans l’un des trous de son territoire et les distribuer, une par trou, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Règle 4 : Capture
Si la dernière graine semée tombe dans un trou de l’adversaire comportant déjà 1 ou 2 graines, le joueur capture les 2 ou 3 graines résultantes. Les graines capturées sont sorties du jeu. (Le trou est alors laissé vide).

Règle 5: Capture multiple
Lorsqu’un joueur s’empare de deux ou trois graines, si la case précédente contient également deux ou trois graines, elles sont capturées aussi, et ainsi de suite.

Règle 6: Bouclage
Si le nombre de graines prises dans le trou de départ est supérieur à 11, cela fait que l’on va boucler un tour : auquel cas, à chaque passage, la case de départ est sautée et donc toujours laissée vide. Un trou contenant assez de graines pour faire une boucle complète s’appelle un Krou.

Règle 7: Donner à manger
On n’a pas le droit d’affamer l’adversaire :
De même, un joueur n’a pas le droit de jouer un coup qui prenne toutes les graines du camp de l’adversaire.

Règle 8: Fin de jeu
Le jeu se termine lorsque :
- Un joueur n’a plus de graines dans son camp et ne peut donc plus jouer. L’adversaire capture alors les graines restantes.
- La partie boucle indéfiniment (la même situation se reproduit après un certain nombre de coups). Personne ne capture les graines restantes
- L’un des joueurs abandonne. L’adversaire capture les graines restantes.

Pour ceux qui souhaitent se procurer un tel jeu direction la boutique :)

déc
9

Le jeu d’awalé - 1ère partie

Sab
le-jeu-dawale-1ere-partie

Jeu d'awalé scorpion

Jeu d'awalé scorpion

Bonjour à tous,

A l’approche des fêtes je choisi de vous présenter le jeu d’awalé auquel vous pourrez jouer pendant vos longues soirées d’hiver et pourquoi pas avec toutes la famille pendant les fêtes. :)

L’awalé est un jeu très ancien dont l’origine exacte est perdue dans la nuit des temps. Cependant, il est généralement admis que l’awalé fut inventé par les égyptiens depuis le temps des pharaons (jeu du Senet). L’awalé fait partie des jeux de planches appelés “mancala” (« bouger » en arabe): moncale. On trouve encore des traces de jeux de “mancala” dans les vestiges égyptiens.

Le jeu d’awalé se répandit plus tard en Asie mineure et en Afrique. Au cours des siècles, l’awalé se développa considérablement en Afrique. De nos jours l’awalé se joue encore dans toutes les contrées d’Afrique sous différents noms et avec beaucoup de variations dans la forme du jeu.

Dans certaines régions d’Afrique, par exemple chez les Akan (Côte d’Ivoire et Ghana), l’awalé était un jeu de prestige et ses champions jouissaient d’une certaine popularité. Traditionnellement chez les Akan, l’awalé est un jeu d’hommes et même de nos jours, très peu de femmes s’adonnent à ce jeu, quoiqu’il ne leur soit pas formellement interdit. D’autre part, l’awalé ne se jouait que le jour. A la tombée de la nuit, tous les jeux d’awalé devaient être rangés pour éviter la malédiction des esprits du village.

Oups, j’allais oublier ! Pour découvrir nos jeux d’awalé c’est par ici :)

La suite très prochainement ;)

juil
23

Art africain : Le batik africain - 2ème partie

Tom
art-africain-le-batik-africain-2eme-partie

Vous avez suivi la première partie et vous attendiez avec impatience la deuxième.

Phase de trempage

Phase de trempage

A l’issu des opérations réalisées dans la première partie de l’article, l’artisan africain va pouvoir réaliser une première teinture.
Il va donc préparer une bassine avec un mélange d’eau chaude et de poudre chimique. La provenance de ces poudres chimiques est pour la plupart la Guinée (Soude caustique, hydrosulfate de soude …).
Ce mélange donne un bain de couleur concentré, ce qui empêchera la toile de déteindre, et ce qui permettra surtout de conserver la couleur lors des différents lavages.

Une fois la bonne couleur obtenu, l’artisan la dilue dans l’eau froide pour choisir le degré de coloration.

Le tissu est étendu au soleil

Le tissu est étendu au soleil

Et voilà il n’y a plus qu’à faire trempette :)
Le temps de trempage est d’une heure environ. Le batikié étend ensuite les toiles au soleil (oui là bas ça ne manque pas ;) ). Petit à petit la couleur va s’éclaircir.

Après séchage, on obtient une toile avec une couleur uniforme, sauf bien entendu pour les endroits protégés par la cire.
D’une manière générale, les premières couleurs appliquées sont toujours les plus claires, ce qui permettra aux couleurs suivantes de pénétrer dans la toile.

La technique du batikié et de ne pas utiliser trop de couleurs différentes mais plutôt de jouer avec les nuances.

En fonction de ce que le batikié cherche à réaliser, il peut y a voir jusqu’à trois trempages dans des couleurs différentes.
Chaque opération de trempage est précédée d’une étape d’application de cire pour protéger les zones à ne pas colorer.

Elimination de la cire à l'eau chaude

Elimination de la cire à l'eau chaude

Enfin pour éliminer la cire du tissu le batikié plonge sa toile dans une grande barrique d’eau chaude. Elles seront ensuite rincées et lavées à l’eau froide.

Les couleurs utilisées resserviront plusieurs fois. On passe ensuite dans une nouvelle phase de séchage.

La dernière étape consiste à repasser (à l’aide d’un fer dans lequel on met du charbon) et plier les batiks.

D’un point de vue extérieur on peut trouver ça plus ou moins simple, mais c’est en réalité un art que seul les maitres batikiés maitrisent.

En tout cas le résultat est ici !! Oui, c’est magnifique :)

juil
15

Art africain : Le batik africain - 1ere partie

Tom
art-africain-le-batik-africain-1ere-partie

Choix du tissu

Choix du tissu

Dessin au stylo bille

Dessin au stylo bille

Aujourd’hui je vous propose une présentation sur les techniques de fabrication des batiks africains.
Il faut savoir que le batik est une technique de teinture et d’impression sur tissus.

La première étape de fabrication consiste à choisir le tissu adéquat. Il s’agit d’un tissu 100% coton, de préférence blanc.

Une fois le tissu choisi, l’artiste va commencer à dessiner le motif souhaité. Le dessin est souvent réalisé au crayon de papier ou stylo bille.

L'artisan travaille au petit pinceau

L'artisan travaille au petit pinceau

récupération de la cire chaude

récupération de la cire chaude

L’artisan travaille ensuite les contours du dessin au petit pinceau. Pour se faire l’artisan récupère de la cire chaude (fabriquée à l’aide d’un réchaud et de cire) et de l’appliquer sur les contours préalablement dessinés.
Cette opération a pour but de préserver le dessin lors de la première teinture. Il est possible de donner des effets de surface à certains fonds en doublant les contours. Cette technique permet d’obtenir des sortes de craquelures.

Ce travail est généralement effectué avec de la cire récupérée d’anciennes toiles après lavage à l’eau chaude.
L’artisan va ensuite appliquer la cire sur certaines parties de la toile, pour les protéger de la teinture. L’opération permet de différencier certaines parties du corps d’un animal ou d’un personnage.

Couleur appliquée au pinceau

Couleur appliquée au pinceau

Application de bandes de cire

Application de bandes de cire

Il faut savoir que certaines teintes sont appliquées directement au pinceau, sans trempage. Celà concerne en général de petites parties herbes, feuillage…
Les teintes réalisées au pinceau sont ensuite recouvertes de cire, des deux côtés de la toile, afin d’éviter une recoloration lors de la phase de trempage.

Source : African concept

Nous présenterons les phases de trempage, de séchage, et de finition dans notre deuxième partie.

J’allais oublier, allez jeter un oeil par ici pour découvrir nos batiks.

A très vite !!! ;)