Dans ce pays, chaque village a une spécialité dans un domaine artisanal depuis des générations.
Les villageois travaillent dans la petite cour qui jouxte leur habitat, en alternance avec les travaux dans les rizières, et cela en fonction des saisons.
Les familles forment une petite industrie à taille humaine. Les enfants jouent et vont à l’école, ils ne participent jamais au travail.
Le bambou est récolté dans les régions montagneuses environnantes, puis débité avant d’être trempé dans les canaux entre les rizières.
Après trois mois de trempage, les sections de bambous sont fendues en lamelles calibrées en fonction de l’objet auxquels elles sont destinées.
Chaque objet fabriqué résulte de l’assemblage à la main des lamelles de bambou sur un gabarit.
De nombreuses lamelles sont nécessaires pour construire une pièce. Une fois assemblées et collées grâce à une substance naturelle extraite de noix de cajou, les pièces sont séchées.
Un mastic élaboré à base de pierres broyées permettra de combler les petits défauts et irrégularités.
Les pièces sont récoltées dans chaque foyer, puis, séchées, contrôlées, décorées, emballées dans l’atelier central du village.
Le mode de séchage est important pour assurer les étapes suivantes de la décoration, il faut que l’objet soit passé en étuve afin de le sécher complètement. Au préalable, il était exposé au soleil sur les toitures.
Les décorations sont laquées ou lasurées :
- La lasure recouvre tout l’objet d’un revêtement organique transparent. Elle permet de voir le détail du veinage du bambou à l’intérieur et à l’extérieur.
- Les objets laqués nécessitent un travail qui dure plusieurs semaines, une quinzaine de couches d’enduits sont poncées et lavées avant d’être enduit à nouveau à base d’une préparation naturelle. L’aspect final donne un résultat parfait. L’intérieur reste naturel.
Bref, une jolie gamme d’articles pleine de couleur issue du commerce équitable. C’est par ici et en exclusivité sur De Sab à Tom.




