Vous avez suivi la première partie et vous attendiez avec impatience la deuxième.

Phase de trempage
Il va donc préparer une bassine avec un mélange d’eau chaude et de poudre chimique. La provenance de ces poudres chimiques est pour la plupart la Guinée (Soude caustique, hydrosulfate de soude …).
Ce mélange donne un bain de couleur concentré, ce qui empêchera la toile de déteindre, et ce qui permettra surtout de conserver la couleur lors des différents lavages.
Une fois la bonne couleur obtenu, l’artisan la dilue dans l’eau froide pour choisir le degré de coloration.

Le tissu est étendu au soleil
Le temps de trempage est d’une heure environ. Le batikié étend ensuite les toiles au soleil (oui là bas ça ne manque pas
Après séchage, on obtient une toile avec une couleur uniforme, sauf bien entendu pour les endroits protégés par la cire.
D’une manière générale, les premières couleurs appliquées sont toujours les plus claires, ce qui permettra aux couleurs suivantes de pénétrer dans la toile.
La technique du batikié et de ne pas utiliser trop de couleurs différentes mais plutôt de jouer avec les nuances.
En fonction de ce que le batikié cherche à réaliser, il peut y a voir jusqu’à trois trempages dans des couleurs différentes.
Chaque opération de trempage est précédée d’une étape d’application de cire pour protéger les zones à ne pas colorer.

Elimination de la cire à l'eau chaude
Les couleurs utilisées resserviront plusieurs fois. On passe ensuite dans une nouvelle phase de séchage.
La dernière étape consiste à repasser (à l’aide d’un fer dans lequel on met du charbon) et plier les batiks.
D’un point de vue extérieur on peut trouver ça plus ou moins simple, mais c’est en réalité un art que seul les maitres batikiés maitrisent.









